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Comment étudier efficacement depuis chez soi ?

Astuces et bons plans,

En ces temps de confinement, il est important de respecter les mesures imposées, en prenant soin de soi, de ses proches tout en continuant à travailler. Pour ce faire, quelques conseils afin de pouvoir optimiser son temps de travail et avancer au mieux

Bien s’organiser pour étudier efficacement chez soi

Afin d’étudier efficacement chez soi  il est important d’organiser sa journée d’étude à sa convenance et d’être totalement autonome. Nous le savons, c’est un vrai challenge car il faut beaucoup de discipline et une grande implication et assiduité afin de réussir. Etudier à domicile permet de travailler à son rythme et à temps choisi, quelques pièges sont tout de même à éviter.

Ci-après quelques conseils pour organiser sa journée d’étude en toute aisance

Pour commencer il faut établir un plan de travail clair et bien défini. Il convient de procéder à une estimation même approximative de la quantité du travail qui reste à faire. Ensuite, il faut penser à organiser son planning d’étude en s’appuyant sur un calendrier qui permettra de mieux définir les créneaux horaires pour chaque thème, chapitre ou matière à apprendre.

Une telle initiative rend l’organisation plus efficace et on évite la perte de temps et l’improductivité tout en assurant une meilleure gestion des imprévus. Tout est bien clair avec un planning judicieusement établi! Grâce à cette méthode on gagnera en efficacité tout en étant moins stressé.

Bien planifier ses programmes de formation et garder une certaine rigueur

Ensuite, il faut un engagement total pour planifier et surtout suivre son planning à la lettre, mais il importe aussi de se reposer pour recharger son énergie. En s’octroyant des pauses, on consacre un peu de temps à soi, faire le vide et surtout régénérer ses ressources pour pouvoir maintenir l’effort dans la durée.

Il est inutile de prévoir des séances d’étude longues et harassantes, car souvent elles se révèlent improductives. Au contraire, il faut savoir que le temps optimal de concentration est de 25 minutes plusieurs fois dans la journée, au-delà de ce laps de temps, le cerveau cesse d’assimiler les choses. Il vaut mieux prendre une pause pour s’aérer, s’étirer les muscles, manger quelque chose et faire le plein d’énergie avant de reprendre votre programme de formation.

Il arrive qu’au moment de se mettre au travail, on ait du mal à se concentrer ou à commencer ses tâches. Dans ce cas, il convient d’entreprendre quelques exercices de relaxation pour se mettre en condition favorable à l’apprentissage, pour s’inscrire dans une posture dédiée à la concentration.

Il ne s’agit pas pour autant de consacrer une heure à faire du yoga, mais tout simplement de respirer, de relâcher ses muscles et les tensions (en laissant retomber ses épaules par exemple) qui s’y cumulent avant de débuter. Après quelques minutes de détente, on peut commencer à étudier avec plus d’entrain.

Pour apprendre une leçon de façon efficace, il faut adopter une démarche structurée et méthodique. En adoptant un certain ordre et un bon rythme, il est possible d’arriver au bout des leçons plus rapidement. Il serait judicieux de prendre note des points les plus pertinents, ceci facilite la mémorisation et la compréhension. L’une des méthodes à suivre consiste à utiliser des fiches récapitulatives qui synthétisent les cours et permettent de retenir l’essentiel. Il est donc important de créer vos propres notes et de les converser pour les relire régulièrement.

Un étudiant ne peut pas être performant dans toutes les activités et les contenus (certains chapitres vous sembleront plus faciles que d’autres), ni tout le temps de façon constante. L’apprentissage n’est pas un processus linéaire. C’est plutôt une démarche qui mature doucement avec soudainement des éclairs de compréhension qui permettent des avancées significatives dans la maîtrise des compétences recherchées.

C’est pourquoi, nous vous encourageons à solliciter de l’aide lorsque vous rencontrez des difficultés avec un cours particulier. Surtout ne restez pas bloqué sur un point trop longtemps. Posez des questions à distance à vos formateurs et formatrices.

Fuir les distractions pour réussir ses cours par correspondance

Étudier chez soi présente nombre de potentielles distractions. Ordinateur, téléphone, télévision, livre, cuisine, ménage… Lorsque l’on n’a pas vraiment envie d’étudier, toutes les excuses sont permises !

Le bon réflexe est donc de se mettre dans des conditions identiques à celles d’une salle de classe. On coupe la radio, la télé et son téléphone portable et, surtout, on s’interdit l’accès à Internet (sauf pour les obligatoires recherches, évidemment !).

Demandez également à vos proches, famille et amis, de vous laisser étudier dans le calme, sans vous solliciter. L’idée est de vous construire un environnement de travail propice à la concentration.

Vous n’arrivez pas à vous mettre au travail ? 9 conseils méthodologie pour vous aider !

1/ Planifiez le temps que vous voulez consacrer au travail

C’est la meilleure façon d’utiliser le levier de l’organisation. Faites tous les jours un emploi-du-temps pour organiser le temps libre qui n’est pas occupé par les cours : notez les activités régulières (sport ou autres), le temps des repas, les temps de transport (s’ils sont longs) et placez votre travail scolaire sur un créneau précis en décidant d’y consacrer 30 minutes, 1, 2 ou 3 heures selon les jours et les besoins de vos études. Grâce à ce planning :

1/ Vous reprenez votre vie en main. Vous ne croulez plus sous ce travail péniblement comme un condamné traîne son boulet mais c’est vous qui décidez de consacrer ce temps à votre travail. Vous ne subissez plus, vous agisssez et psychologiquement, cela change tout ! Il est en effet beaucoup moins dur de se mettre à travailler si on l’a décidé librement.

2/ Le planning vous montre que le travail a un début et une fin. Et aussi qu’il vous reste parfois du temps libre qui peut être consacré à autre chose : loisir, détente, lecture, sortie. Là encore, vous avez tout intérêt à programmer les choses pour être sûr de les faire. « Depuis que j’ai décidé de courir tous les mardis à 19h, j’arrive à m’y tenir alors qu’avant je repoussais tout le temps », reconnaît Marvin.

Et maintenant, essayez au moins de vous tenir absolument à votre emploi-du-temps en vous mettant au travail à l’heure dite sans repousser à plus tard (éventuellement, faites biper votre portable). Ne mélangez pas les activités mais vivez chaque moment à fond, sans penser au travail qu’il faudra faire pendant que vous vous détendez, ou à la détente pendant que vous travaillez. Chaque chose a un début et une fin. Julie vous demande de la rappeler alors que vous venez de vous plonger dans un cours ? Vous répondrez plus tard, quand le créneau travail sera fermé.

2- Tenez compte de vos rythmes personnels

Il faut solliciter votre cerveau quand vos capacités de concentration et de mémorisation sont les meilleures. La tranche horaire de fin d’après-midi est assez bonne en général (de 17h à 20h). Y placer son travail personnel d’études permet de garder la soirée pour la détente (et éventuellement de poursuivre un peu en soirée), alors qu’il est plus dur de faire le contraire.

Toutefois certains peuvent être plutôt « du matin » : plutôt que de dormir sur leur travail en soirée, ils peuvent avoir intérêt à se lever plus tôt pour revoir un cours ou faire des exercices. « Les jours où je commence à 9h, je travaille 30 minutes de 7h30 à 8h et je suis vraiment en forme », témoigne Clément.

D’autres seront au contraire plus à l’aise après le diner, en soirée. Dans ce cas, mieux vaudra diner tôt pour se mettre au travail vers 19-20h. Attention de ne pas décaler trop l’heure où vous allez vous coucher… car le manque de sommeil se répercute le lendemain sur votre concentration et la mémorisation.

Le but est de travailler le plus efficacement possible, donc en un temps limité. Si l’heure des repas vous bloque, discutez-en avec vos proches pour voir si elle ne pourrait pas varier. « J’ai toujours mis longtemps à me mettre au boulot car je suis assez lent, explique Johann. En seconde, j’ai demandé à mes parents si je pouvais venir manger seulement après avoir  fini car sinon je commençais à travailler vers 19h et on m’appelait pour le repas alors que j’étais enfin concentré. Ils ont été d’accord et ça m’a beaucoup aidé ».

3- Ne ratez pas le top départ

Le plus dur, bien sûr, est de démarrer. S’arracher à sa rêverie, son tchat, son film, sa conversation, son mobile pour se mettre à sa table de travail est pour certains une véritable épreuve de volonté. D’autant plus que les tentations ne manquent pas.

– Veillez donc à ne pas entamer avant le travail d’activités trop « addictives » que vous aurez du mal à arrêter : surfer sur Internet, répondre à ses messages, aller sur Facebook… L’expérience prouve que les activités sur écran ont en effet tendance à nous entraîner au-delà de ce que nous voulions faire et à prendre plus de temps que prévu.

– Avant de vous mettre au travail, trouvez plutôt de petites activités simples qui vous détendent rapidement : croquer une pomme, boire un thé, faire un tour sur votre balcon ou votre jardin, prendre une douche, faire un petit tour de vélo, vous changer… Cela peut même devenir un rituel qui vous prépare à l’étude.

– Et puis, cherchez un motif qui vous donne très envie d’attaquer cette séance : la performance (je vais exploser ma moyenne), le challenge (j’aurai la meilleure note), l’affectivité (je vais faire plaisir à la prof ou à mon copain), la curiosité (ce sujet me plait), l’utilité (pour le métier, le stage que je rêve de faire), etc. Peu importe que votre motif ne soit pas noble ni sérieux, ce qui compte c’est de générer en vous une petite envie et de surfer dessus pour vous y mettre !

4- Prévoyez un menu varié et attaquez par le plus rapide

Notre cerveau ne peut rester concentré sur un même sujet trop longtemps. Environ toutes les 20 minutes, nous subissons une « baisse de régime » et mieux vaut alors faire une courte pause (se lever, s’étirer, boire un verre d’eau) ou changer d’activité plutôt que de perdre du temps à relire son cours sans rien « imprimer ».

Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à programmer plusieurs types d’exercices, de disciplines ou d’activités dans une tranche de travail personnel. Vous bloquez sur les maths ? Ne vous fatiguez pas pour rien, délassez-vous en lisant votre cours d’histoire, classez vos fiches, puis revenez éventuellement vers le point difficile à la fin.

Pour vous encourager, faites une liste de ce que vous avez à faire en vous mettant au travail et commencez par ce qui sera… le plus rapide ou le plus agréable pour vous. Cela vous permet d’avancer vite et de rayer sur votre liste ce qui est fait : vous avancez, le circuit de récompense s’active, cela vous encourage et vous donne du coeur à l’ouvrage !

Gardez plutôt pour la fin ce qui pourrait être long voire très long : résoudre un problème difficile, faire des recherches sur Internet, réfléchir à un plan de dissertation…

5- Travaillez tous les jours

Mieux vaut travailler un peu tous les jours que beaucoup par à-coups. Cela présente en effet une série d’avantages qui vont se cumuler pour rendre votre travail personnel de moins en moins dur car de plus en plus gratifiant :

– La régularité crée des automatismes. Or, il est moins dur de réaliser une action automatisée que s’il faut la faire pour la première fois. Si j’ai pris l’habitude de jouer au tennis tous les samedis à 18H, j’ai moins d’efforts à produire pour y aller. De même, si j’ai pris l’habitude de me mettre au travail chaque jour à un endroit précis, je bénéficie de l’effet d’habitude, je suis sur des rails et je retrouve le souvenir agréable de la bonne concentration installée précédemment.

– La mémorisation a aussi besoin de répétition. Pour bien mettre en mémoire quelque chose, il faut l’apprendre non pas une fois mais plusieurs fois. En travaillant tous les jours, vous aidez votre mémoire à engranger tranquillement les connaissances. Voilà pourquoi les enseignants ne cessent de vous dire de travailler ré-gu-liè-re-ment.

– Travailler tous les jours permet aussi d’avancer pas à pas dans la compréhension de notions difficiles. Vous vous attaquez à une première difficulté, puis à une autre, et une autre… et vous finissez par maîtriser des sujets complexes. Vous évitez le découragement, vous faites des progrès et cela vous donne envie de poursuivre le travail.

N’attendez donc pas la veille pour attaquer un problème difficile, vous risqueriez d’y passer la nuit, mais allez-y par petits bouts.

Même si vous avez une journée très chargée (par exemple avec des cours jusqu’à 18h et un entraînement de sport jusqu’à 20h), veillez à y glisser intelligemment un temps minimum (30 minutes par exemple) pour revoir un cours ou faire un exercice.

6- Soyez malins, utilisez les temps morts

Vos journées recèlent des tas de temps de transition qui peuvent parfois être utilisés pour l’étude. Le cas le plus classique est le « trou » dans l’emploi-du-temps qui vous oblige à rester dans votre lycée, votre fac ou votre école.

Tâchez d’être malin, apprenez à utiliser judicieusement ces « trous » pour y caser une activité d’études : vous pouvez aller en bibliothèque pour avancer un exposé, revoir un cours ou démarrer une série d’exercices, etc. Vous gagnez ainsi du temps et cela peut vous éviter d’avoir des temps de travail trop longs le soir ou le week-end.

Cela vous permet aussi d’avancer pas à pas et distille en vous de petites doses de satisfaction (le circuit de récompense s’active, vous vous souvenez). Il ne faut d’ailleurs pas manquer de vous féliciter intérieurement de vos efforts (‘c’est bien, j’avance »).

Les temps de transport, s’ils sont longs, peuvent aussi permettre de lire, d’apprendre ou de revoir des cours. Enfin, apprenez à repérer les temps et les lieux de votre vie plus propices à certaines activités : Marine, en première L, aime lire chaque soir dans son lit avant de s’endormir. « ça me détend et comme ça je lis les romans conseillés par la prof. » Apprenez à repérer les moments où vous travaillez avec plaisir (si si, il y en a !) et cherchez à les reproduire…

7- Musclez et soignez votre concentration

Le manque de concentration est une grande cause de découragement dans les études : un étudiant peu concentré perd en effet du temps à relire les mêmes choses, il ne parvient pas à mémoriser ses cours, perd le fil des raisonnements et se fatigue au final beaucoup pour un résultat médiocre.

Il vous faut donc :
– muscler votre concentration. Pour cela, commencez par repérer combien de minutes vous parvenez à rester concentré sur le même sujet. Prenez une pendule, et regardez au bout de combien de temps votre concentration fléchit. Cela peut être au bout de 5, 10, 15 minutes… Mais vous pouvez progressivement augmenter ce temps en vous exerçant chaque jour à vous concentrer rapidement. Quand votre esprit s’évade, ne tentez pas de lutter, respirez à fond, étirez-vous, stoppez la tension quelques secondes, puis recommencez.

– chasser les distractions. Éteignez votre téléphone portable (même le bruit du vibreur et le coup d’œil que portez à l’écran suffit à vous distraire), quittez Facebook et n’allumez votre ordinateur qu’au moment où vous avez éventuellement besoin de faire une recherche pour le travail.

8- Donnez-vous une récompense

Après un temps de travail, détendez-vous et pour vous encourager à vous mettre au travail, pensez à une chose agréable que vous pourrez faire quand vous aurez fini : passer un coup de fil à un copain, consulter votre magazine de sport, écouter un morceau de musique, prendre un bain, regarder votre série préférée…

Ce petit temps de loisir devient ainsi une récompense qui vous motive un peu comme une carotte. Une fois le travail fini, croquez-le sans complexe : le plaisir est d’autant plus grand que vous avez déjà fait votre devoir.

9- Faites-vous aider

De plus en plus de collèges, de lycées et même d’universités aident les élèves à acquérir de bonnes méthodes. Si vous sentez que vous avez vraiment du mal à travailler et surtout à vous organiser ou à être efficace, n’hésitez pas à participer aux ateliers de méthodologie proposés. Si rien n’est proposé, parlez de vos difficultés à vos enseignants ou vos proches.

« Il a fallu que j’arrive en première année de fac pour réaliser que je ne savais pas apprendre ! » reconnaît Céline. Pourquoi peiner pendant des années et vous fâcher avec les études quand il suffit peut-être d’acquérir 2 ou 3 bonnes habitudes pour tout changer ?

Travailler avec méthodes, c’est réussir, assurent en effet tous les pédagogues. Et réussir donne à coup sûr plus envie de se mettre au travail.

 

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