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City Guide : Découvrez la ville de Lyon

Être étudiant

Vous retrouvez petit à petit les bancs de l’école et vous avez déjà envie d’échapper au quotidien métro-boulot-dodo ? Alors oui, l’été est terminé, mais rien ne vous empêche de prendre l’air. Entre patrimoine et plaisirs gastronomiques, bienvenue à Lyon ! 

Vous retrouvez petit à petit les bancs de l’école et vous avez déjà envie d’échapper au quotidien métro-boulot-dodo ? Alors oui, l’été est terminé, mais rien ne vous empêche de prendre l’air. Entre patrimoine et plaisirs gastronomiques, bienvenue à Lyon ! 

Un peu d’histoire

Lyon est fondé en -43 par les Romains sur un site que les Gaulois occupent depuis -600 environ. D’après la légende, les fondateurs mythiques du site celtique sont le roi Atepomaros et le druide Momoros. La ville romaine, elle, se développe rapidement et devient capitale de la Gaule en -27. A son apogée, au Deuxième Siècle (années 100), la ville joue un rôle important de carrefour commercial (or et vin, entre autres) et artisanal dans l’Empire et constitue la fierté des empereurs, qui y séjourne régulièrement. Elle régresse en même temps que l’Empire Romain (à partir des années 300).

C’est Charlemagne (années 700-800) qui rend à Lyon un peu de sa vitalité, principalement sur le plan du prestige religieux. Mais c’est pendant la Renaissance (années 1500) que Lyon connaît son second âge d’or. Elle devient la capitale économique de la France et la capitale financière de l’Europe. Elle devient aussi un grand centre culturel. Grâce aux foires annuelles qui rassemblent des gens de toutes l’Europe, la ville gagne le surnom de Myrelingues qui signifie « Myriades de langues ». François 1er envisage même d’y transférer sa capitale.

Pendant la Révolution (1793), les jacobins de Paris assassinent des milliers de Lyonnais et tentent de rayer Lyon de la carte. Mais Napoléon Bonaparte (années 1800) passe par Lyon, la rebâtit et lui rend son lustre d’antan en dopant l’industrie de la soie, spécialité locale. Napoléon se lie de passion pour Lyon et ses habitants. Lui aussi envisage d’y transférer sa capitale.

Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Lyon est le centre de la Résistance. Charles de Gaulle la qualifie de « capitale de la résistance ». Aujourd’hui, Lyon continue son ascension vers un probable nouvel âge d’or.

La Presqu’île

La place Bellecour

La place Bellecour, plus grande place de la ville et plus grande place piétonne d’Europe, représente le point central de la prequ’île de Lyon. C’est l’une des places préférées des lyonnais au centre de laquelle trône la statue équestre de Louis XIV, oeuvre de François-Frédéric Lemot.

La place des Jacobins

Restaurer récemment, la somptueuse place des Jacobins abrite en son centre une magnifique fontaine, oeuvre de Gaspard André. Elle représente 4 artistes lyonnais : Philibert Delorme, architecte (Lyon 1514, Paris 1570), Guillaume Coustou, sculpteur, (Lyon 1677, Paris 1746). Gérard Audran, artiste, (Lyon 1640, Paris 1703) et Hippolyte Flandrin, peintre, (Lyon 1809, Rome 1864).

La place des Célestins

La place des Célestins est un véritable havre de paix à deux pas de la place Bellecour et des quais de Saône. Son somptueux théâtre à l’Italienne donne de nombreuses représentations contemporaines ou issues d’œuvres plus classiques tout au long de l’année.

Le quartier des antiquaires

Amoureux d’art et d’objets anciens ? La rue Auguste Comte regroupe une centaine de boutiques et galeries dédiées à l’art : peinture, mobilier ancien, tapis, bouquinistes, collections, décorations, jouets anciens, etc…

La place Antonin Poncet avec le clocher de la charité

Situé sur la Place Antonin Poncet, le clocher de la Charité appartenait jadis à l’hôpital de la Charité qui fut créé en 1617 puis ensuite agrandit au XVIII° siècle pour aider la population la plus pauvre et la plus démunie de la région. Le clocher actuel remplace le clocher d’origine en 1666. Les plans du clocher sont attribués à l’architecte Le Bernin. Pour répondre au nombre croissant d’enfants abandonnés, un « tour » a été aménagé dans le mur de l’hôpital qui longe la rue de la Charité. Un cylindre en bois tourne sur lui-même dans lequel la mère, anonyme, place son bébé et tire une sonnette pour prévenir les sœurs de l’abandon. Ce système est abandonné en 1843. L’hôpital est désaffecté début 20ème au moment de la création de l’hôpital Edouard Herriot et détruit en 1934 à l’exception du clocher. L’apothicairerie, démontée, rejoint les collections du futur musée de la Santé (ancien musée des Hospices Civils).

L’Hôtel Dieu

Cet imposant bâtiment emblématique de la presqu’île fut jadis le premier hôpital de la ville. De puis sa restructuration complète, le Grand-Hôtel-Dieu abrite un hôtel de luxe, des boutiques et restaurant ainsi que la Cité de la Gastronomie.

La grande synagogue de Lyon

Située quai Tilsitt, la synagogue est construite de 1863 à 1864 dans un style néo-byzantin par le jeune architecte juif Abraham Hirsch. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1984.

La fontaine Gailleton

Cette fontaine a été installée en 2005. Elle propulse des jets interactifs « jumping jet ». Placée côté quai, vers les voies de circulation, et éclairée de nuit, plusieurs jets d’eau sortent du sol par intermittence et décrivent des paraboles.

Le Palais du commerce

Le Palais du Commerce également appelé le Palais de la Bourse abrite la chambre de commerce et d’industrie de Lyon. Édifie par l’architecte lyonnais René Dardel. La salle de la Corbeille est un véritable joyau d’architecture.

L’église Saint-Nizier

L’église Saint-Nizier est l’un des plus importants lieux de cultes de la capitale des Gaules, aussi bien en termes d’ancienneté et de prestige que de visibilité architecturale et monumentale.

Dédié à Nizier, évêque de Lyon, l’édifice est attesté dès le Haut Moyen Âge. Après l’an mille, alors que l’importance politique et économique de la ville s’affirme, celle de Saint-Nizier va croissant, ce qui n’est pas sans créer des tensions avec la principale église lyonnaise, la cathédrale Saint-Jean, et en particulier avec son chapitre canonial.

L’église Sainte-Blandine

Cette église située au sud de la gare de Perrache est de style néo-gothique. De très jolis vitraux à admirer qui sont l’oeuvre de l’atelier Pagnon-Deschelettes.

Le Vieux Lyon

Le quartier de Saint-Paul

Le quartier de Saint-Paul s’étend autour de l’Eglise Saint-Paul, un incontournable du patrimoine lyonnais. Construite en 549, elle fut détruite par les Sarrasins et reconstruite au XIIème siècle. C’est un bijou d’architecture romane, qui témoigne des avancées architecturales durant ces périodes.

Dans ce quartier, on trouve également la Gare Saint-Paul et la Place Saint-Paul. C’est à cet endroit que vous pourrez visiter la maison Mourguet, où vécut le créateur de Guignol, et admirer sa tourelle carrée en encorbellement. Non loin se trouve le Palais Bondy, qui abrite le théâtre de Guignol mais aussi deux salles de concert, les salles Molière et Witkowski.

Enfin, ne manquez pas non plus la rue des Juiveries, rue pavée piétonne où l’on ressent encore l’ambiance médiévale, et notamment la Galerie Philibert de l’Orme, située au numéro 8 dans un hôtel particulier, l’Hôtel de Bullioud, et classée monument historique. Il s’agit en effet de la première construction de style Renaissance en France !

Le quartier de Saint-Jean

Ce quartier est incontestablement le plus incontournable dans le Vieux-Lyon. La rue Saint-Jean, une charmante rue piétonne pavée, est l’artère principale du quartier : vous pourrez notamment y découvrir les fameuses traboules, ces passages étroits qui traversent des cours d’immeubles (la traboule de la Tour Rose étant l’une des plus fameuses) ; de nombreuses maisons à l’architecture ancienne et magnifique, comme la maison du Chamarier, la maison des avocats, ou la maison Laurencin (Grand Palais) ; et enfin la Place Saint-Jean.

Dans ce quartier, ne manquez surtout pas la Primatiale Saint-Jean de Lyon, construite entre le XIIème et le XVème siècle, entre l’époque romane et l’époque gothique, et classée Monument Historique. C’est aussi ici que vous pourrez découvrir les musées Gadagne.

Le quartier de Saint-Georges

Enfin, le quartier de Saint-Georges possède également quelques curiosités, notamment la place de la Trinité accrochée à la colline de Fourvière ; l’Église Saint-Georges ; et la maison de Guignol.

Les musées à visiter dans le Vieux-Lyon

Le quartier est composé de 5 musées :

  • Le musée des miniatures et décors de cinéma,
  • Les musées Gadagne, composées  des musées de l’histoire de la ville et celui des marionnettes,
  • Le musée des Automates du vieux Lyon,
  • Le petit musée de Guignol.

La colline de Fourvière

La basilique de Fourvière : l’emblème de Lyon

La sortie du funiculaire se fait juste devant le parvis de la Basilique de Fourvière, qui fut construite au XIXe siècle. C’est un incroyable mélange de style « néo » : néogothique, néomauresque, néobyzantin. Bof, c’est pas vraiment mon truc ! Ne manquez pas le point de vue aménagé à gauche de la basilique : on voit tout Lyon et quand il fait beau, on voit même les Alpes. De la gauche à la droite, la vaste étendue verte du parc de la Tête d’Or, le dôme de l’Opéra, le crayon de la Part Dieu, et le carré orange de la place Bellecour sont très facilement identifiables.

En revenant vers la rue, tournez à droite en direction de la tour métallique qui est en fait la reproduction du dernier étage de la Tour Eiffel. Un peu avant la tour, tournez à gauche dans le Parc des Hauteurs, en direction du cimetière de Loyasse.

Le Parc des Hauteurs sur la colline de Fourvière

Le Parc des Hauteurs regroupe plusieurs jardins sur la colline de Fourvière. Certains n’ont été ouvert que récemment, car ils faisaient autrefois partie d’immenses ensembles religieux et appartenaient aux nombreux couvents. En vous dirigeant vers le cimetière de Loyasse, vous emprunterez une promenade agréable qui offre des vues sur des jardins potagers encore cultivés. C’est particulièrement beau au début de l’automne avec des plants de tomates qui croulent sous les fruits et d’énormes courges. Un peu plus loin, la passerelle des Quatre Vents offre une vue d’un côté sur d’anciens bâtiments religieux et à droite sur la vallée de la Saône. En continuant, vous passerez à côté de l’ancienne piste de ski (si si, vous avez bien lu !) qui est aujourd’hui surtout utilisée pour des descentes ponctuelles de VTT. Une fois arrivé au bout de la promenade, vous voila devant de cimetière de Loyasse qui est un des plus grands et un des plus anciens cimetières de Lyon, créé au début du XIXe siècle.

Je sais pas trop comment vous le dire… alors voila : vous venez en fait d’emprunter le parcours des anciens corbillards. Les cercueils montaient depuis le bas de la ville par le funiculaire, puis étaient acheminés au cimetière par le tramway. La ligne de tram la plus courte de France était aussi sans doute la moins pratique : après 800 mètres de trajet, la locomotive ne pouvant pas manœuvrer, le trajet retour s’effectuait en marche arrière, sans aucune visibilité ! Après la désaffection de la ligne, l’itinéraire du tram fut transformé en jardin.

Tournez à gauche devant le cimetière de Loyasse et remontez la rue Pauline-Marie Jaricot. Au bout de cette rue, vous pourrez entrer dans une autre partie du Jardin des Hauteurs (Chemin de la Visitation). C’est la partie la plus récemment ouverte au public et sans doute la moins connue. Les bâtiments religieux qui s’y trouvent sont encore en cours de restauration. Dans les espaces enherbés, vous pouvez vous installer pour pique-niquer au soleil, faire une partie de frisbee, ou bouquiner tranquillement. Ici, on n’entend pas le bruit de la circulation. En descendant le chemin vous tomberez sur le théâtre antique de Lyon

Lugdunum, capitale des Gaules

Le théâtre antique était réservé à la comédie et la tragédie, tandis que l’odéon, avec son exceptionnelle acoustique, était réservé à la lecture et la musique. Tous les ans se déroulent ici les Nuits de Fourvière, un festival de musique réputé. Je ne trouve pas que le théâtre antique soit le bâtiment le plus impressionnant de Lyon, mais c’est quand même le témoin du riche passé gallo-romain de la ville.

A côté du théâtre antique se trouve l’accès au Musée Gallo-Romain (voir l’article les Musées à Lyon) qui mérite vraiment le détour. Entièrement creusé dans la colline, vous y verrez un grand nombre de stèles gravées, des jarres, des sculptures, mais aussi de superbes mosaïques.

Pour redescendre vers le Vieux-Lyon, montez les marches d’accès au musée et descendez la rue Cleberg. Dans le virage, reprenez à gauche une nouvelle partie du Parc des Hauteurs. Dans cette partie qui est la plus romantique et la plus fleurie (surtout des roses), vous aurez de belles vues sur Lyon. De là, vous pouvez rejoindre le Jardin du Rosaire, qui descend en lacets vers le Vieux-Lyon et la cathédrale Saint Jean.

La colline de La Croix Rousse

Depuis le 19ème siècle, la Croix-Rousse est « la colline qui travaille », par opposition à Fourvière, « la colline qui prie ». Quartier de la soierie lyonnaise, elle résonne au 19ème siècle du son des « Bistanclaques », surnom donné aux métiers à tisser par les lyonnais.

30 000 canuts (nom donné à Lyon aux ouvriers de la soie) faisaient alors vivre le quartier et faisaient de la ville un centre majeur du textile en Europe. Le visiteur d’aujourd’hui est invité à une déambulation à la découverte de l’âme de ce quartier et des immeubles conçus spécialement pour abriter les métiers à tisser, entre traboules et escaliers. Les pentes et le plateau conservent une véritable vie de quartier et un esprit de village qui rendent les habitants très fiers d’être de la Croix-Rousse.

Passé et présent se mêlent, entre visites d’ateliers de soierie traditionnels et boutiques de jeunes créateurs qui font vivre l’esprit des canuts. D’ailleurs, la maison Hermès produit toujours ses fameux « carrés » dans les alentours de Lyon !

Hier ouvrier, la Croix-Rousse est aujourd’hui un quartier d’artistes où des œuvres de street-art s’affichent dans les rues. Important lieu de Résistance pendant la Seconde guerre mondiale, il a conservé l’esprit rebelle des canuts !

Parc de la Tête d’Or

C’est un des lieux de promenade préférés des Lyonnais.
Le Parc, c’est 105 hectares de nature pour s’ébattre sur les pelouses, sous les arbres centenaires, faire le tour du lac (17 hectares).

Partez explorer la savane africaine du parc zoologique où les zèbres, girafes, antilopes, lions et autres espèces rares vivent en liberté sur 3 hectares (on peut même visiter ses coulisses, sur réservation). Et au printemps 2020, le parc se dotera d’une forêt asiatique, véritable espace immersif qui accueillera 25 espèces menacées.

Baladez-vous dans le jardin botanique (le 1er de France, avec ses 20 000 espèces) et les serres tropicales. Dès le printemps, flânez dans la magnifique roseraie internationale…

Au parc, on se déplace comme on aime (mais uniquement en mode doux !) en se promenant le long des allées ombragées, en courant, en rosalie, en petit train, à vélo ou à segway !
Aux beaux jours, il est très agréable de louer une barque ou un pédalo pour se détendre sur le lac au milieu des cygnes et des canards !
Pour les enfants, c’est l’endroit idéal pour se rouler dans l’herbe, faire des balades à dos de poney, jouer au mini golf ou s’amuser sur les aires de jeux, les manèges et attractions, ou même regarder un spectacle de Guignol et croquer une gaufre à l’une des buvettes.

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